Le célibat des prêtres est-il encore viable ?

Michael Nazir-Ali
Londres
L’auteur est un évêque de l’Église d’Angleterre.

À la rédaction :

Flash info à Christopher Caldwell : Les non-catholiques ne sont pas les seuls à trouver « bizarre » le raisonnement du cardinal Robert Sarah et du pape Benoît XVI sur le célibat. » Je suis catholique depuis 82 ans. C’est dans mes os. Mais en tant que femme, je trouve le raisonnement derrière les arguments en faveur du célibat dans la prêtrise spécieux. Ces règles sont intimement liées à la misogynie qui sous-tend le refus historique du sacerdoce aux femmes.

Les règles de l’Église catholique exigeant un clergé exclusivement masculin et célibataire refusent aux femmes tout rôle de membre à part entière de la communauté. Cette pratique d’exclusion a commencé dans l’église primitive.

J’attends avec impatience que des universitaires comme M. Caldwell analysent pleinement l’histoire du célibat dans l’église catholique, en incluant inévitablement ses liens avec la misogynie institutionnelle.

Judith Koll Healey
Tucson, Ariz.

À l’éditeur :

Dans son article soutenant le célibat des prêtres, Christopher Caldwell propose une interprétation de l’Eucharistie, dans laquelle, citant le cardinal Robert Sarah de Guinée, le prêtre  » offre son corps, en tant qu’homme… en continuité avec le sacrifice sur la Croix. »

Mais l’infusion par M. Caldwell du genre – la masculinité du prêtre – dans l’Eucharistie n’a aucune incidence sur la signification du sacrifice du Christ sur la croix ou sur notre contemplation de l’église en tant que corps du Christ.

L’Eucharistie, c’est la vie.

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